1 Thes 1, 1-5                           29ème dimanche, année A

 

Plutôt que l’Evangile, Je voudrais m’attacher aujourd’hui à la deuxième lecture, car elle passe très vite, nous avons à peine le temps d’en saisir le sens. Spécialement ce dimanche, elle recèle des trésors : ces trésors que sont les mots nouveaux de la foi. En effet, nous allons lire durant cinq dimanches, la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens, aux chrétiens de Thessalonique en Macédoine, au nord de la Grèce. Elle a été écrite à Corinthe en l’an 51. Elle est assurément le premier écrit de l’apôtre Paul, c’est donc le texte le plus ancien du Nouveau Testament, rédigé moins de 20 ans après la mort de Jésus . C’est un précieux document. Je vous propose d’en partager quelques trésors.

Le début de cette première lettre est un témoignage remarquable sur les premiers mots de la foi:  Dieu est appelé « père », il est « notre père » ce qui est très nouveau, c’est la marque de la foi chrétienne . Jésus est appelé Christ c’est-à-dire qu’il est Messie, mais il est aussi appelé « Seigneur », titre qui dans l’Ancien Testament était seulement réservé à Yahvé. Enfin l’Esprit Saint est « puissance, action, pleine certitude » chez ceux qui annoncent l’Évangile. On voit donc au début de l’église que le Dieu reconnu est trinitaire, il n’est plus vu comme un grand solitaire auquel on rend hommage et on fait des demandes.

Par ailleurs dès le premier texte apparaît un terme nouveau « ecclésia » d’où viendra en français le mot « église ». Mais ce mot n’est pas nouveau, il est emprunté à la culture grecque. Ce terme désignait notamment à Thessalonique (qui était une ville dite libre), l’ Assemblée du peuple qui était convoqué régulièrement par un héraut. Le terme on le sent bien se rapproche bien du terme hébreu ou araméen Kahal (qu’on retrouvera dans les mots « church » ou « Kirche »), Appel, invitation. On voit bien que dès le début de notre histoire,  les chrétiens ont conscience de ne pas se constituer en association, mais se rassemblent avec la conscience de répondre à un appel du Christ lui-même.

Et point supplémentaire, dès les premiers mots de la lettre, on s’aperçoit que l’Assemblée Chrétienne est constituée en Dieu le Père mais en Jésus-Christ. Dès les premières lignes, nous trouvons cette formule très typique Saint-Paul : « en » Jésus-Christ. Cette formule reviendra très souvent car c’est la formule clé de sa vie intérieure et de son dynamisme à nulle autre pareil. Le Christ ressuscité vit en lui. Il vit en nous. A aucun autre moment dans l’histoire de l’humanité, on entend dire que quelqu’un ayant appartenu à l’histoire vit en nous. On dit « avec » on dit « par », on ne dit jamais « en ». Un jour, un grand rabbin parlait à des chrétiens, il disait : « Je respecte beaucoup Jésus. Pour moi, c’est un grand homme de l’histoire. Il compte même dans ma foi juive. Mais jamais comme vous, je n’emploierai l’expression « en Christo », « en Christ ». Cette expression nous différencie.

Vous l’avez entendu : dès le début de la lettre, Saint-Paul exprime une action de grâce : «  à tout instant, nous rendons grâce à Dieu ». Ici, l’apôtre exprime sa joie de savoir que les nouveaux chrétiens de Thessalonique sont restés fidèles malgré les grandes tracasseries que leur ont infligé la synagogue.

Et puis je terminerai par là : Paul décrit de façon brève mais très significative, ce qu’on appellera plus tard les trois vertus théologales, les trois énergies que donne le baptème et la confirmation :  « votre foi est active, votre charité se donne de la peine, votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus-Christ. Dès le premier écrit du Nouveau Testament, sont bien décrites ces trois vertus, ces trois forces différentes pour mener à bien notre vocation :  la foi, l’espérance et la charité. La foi est le don pour croire sans voir. La charité est le don de l’amour divin qui se renouvelle sans cesse. Et l’espérance est la capacité de durer dans les épreuves, de tenir bon, le Christ faisant traverser les obstacles.

Je vous propose de relire tranquillement ce soir ou dans la semaine les premières lignes de cette 2nde lettre de St Paul aux chrétiens de Thessalonique. Elles peuvent nous faire penser à la manière dont le pape Léon est venu nous confirmer il y a quelques semaines et s’est réjoui de ce qu’il a vu parmi nous.

 

PRIERE UNIVERSELLE – 29ème dimanche TO A

 

(célébrant) Père, nous te présentons maintenant nos demandes, nos désirs, notre supplication.

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Il y a quelques jours, nous avons appris la maladie du pape Léon. Nous avons aussi appris qu’il nous avait visité il y a quelques semaines, le visage rayonnant de paix de joie, alors qu’il se savait atteint. Nous te prions pour le rétablissement de sa pleine santé. Nous te prions aussi pour nous-mêmes : lorsque nous traversons des épreuves, ou lorsque nous en traverserons, que l’attitude de notre pape inspire notre façon d’être. Exauce-nous.

 

C’est aujourd’hui la clôture de la semaine missionnaire. Nous te prions pour ceux qui partent au loin,  souvent dans des conditions difficiles. Nous te prions aussi pour nous-mêmes. Rends notre charité plus active, notre espérance plus ferme, notre foi plus audacieuse. Inspire-nous Seigneur.

 

Nous te prions Seigneur pour notre pays en proie à de fortes convulsions. Entends le cri des jeunes, entends leur colère, voire leur désespérance. Préserve-les de toute violence. Garde notre pays dans la sécurité, la raison et le dialogue. Nous t’en prions.

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(11h)

Nous venons d’entendre parler de nos frères ukrainiens, de leur chemin de croix. Que leur foi, leur espérance, leur charité se renouvellent jour après jour. Qu’une paix juste vienne à bout de tant de souffrances,de  tant de sacrifices. Nous t’en prions Seigneur.

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(Célébrant) Père, merci de nous envoyer sans cesse ton Fils qui nous redonne ta vie, Ton Esprit, spécialement en cette eucharistie. Dieu vivant, pour les siècles des siècles.