UN ESPACE POUR FAIRE GRANDIR LA FRATERNITE

PARTICIPATION AU GRAND DEBAT NATIONAL – JEUDI 21 FEVRIER 2019 – CENTRE SEVRES

 

L’église St-Ignace a décidé d’entrer dans le Grand Débat National en partant du questionnement des évêques de France, diffusé en décembre dernier, qui proposait « d’entreprendre une réflexion qui pourra se poursuivre tout le temps nécessaire, en lien avec tout ce qui se déroulera sur le territoire ». Des petits groupes se sont constitués « chez l’habitant » pour se parler. Leurs échanges ont été remontés lors de l’assemblée du jeudi 21 février au Centre Sèvres. Une table ronde s’en est suivie qui a permis d’écrire quatre séries de propositions qui ont été versées au Grand Débat. L’enjeu n’était pas seulement de réfléchir sur de nouvelles manières de vivre notre vie en société mais surtout de nous écouter et de nous donner la parole.

Ce soir-là, le site du Grand Débat National mentionnait qu’il y avait 300 lieux en France où se tenaient de tels échanges pour nourrir la consultation. Un certain nombre étaient des lieux d’Eglise. Il est réjouissant que les chrétiens se soient ainsi pris au jeu de la consultation pour participer à cet exercice national, difficile certes et peut-être ambigu, mais qui devrait faire avancer notre pays sur le chemin d’une plus grande fraternité.

Père Henri Aubert sj,
Chapelain de l’église Saint-Ignace

SYNTHESES DES GROUPES D’ECHANGES

Un rapporteur par groupe lit à l’assemblée la synthèse écrites à la suite des groupes d’échanges. Les synthèses sont disponibles sur le site de l’église Saint Ignace https://stignace.net/le-grand-debat-national/ et sont consultables sur place dans l’église.

Ce document est envoyé, comme cela a été suggéré, aux Evêques de France.  Et pour ce qui concerne explicitement les solutions proposées, elles ont été envoyées au Grand Débat National, comme participation de Chrétiens à la réflexion souhaitée par le Président de la République pour « transformer les colères en solutions ».

TABLE RONDE

Participants :

  • Laurent AYNES, professeur de droit privé, avocat, animateur de la Table Ronde
  • Swann BOMMIER, docteur en Sciences Politiques à l’IEP de Paris, Campus de la Transition
  • Patrice MOYON, Journaliste à Ouest-France
  • Dominique QUINIO, Présidente des Semaines Sociales, Comité consultatif national d’éthique (CCNE), ancienne directrice de La Croix
  • Adrien TARDIEU, Animateur du parcours Ecologie de la Maison Magis

Les objectifs de cette table ronde sont :

  • comprendre ce qui a été dit dans les groupes d’échanges dans la diversité des conceptions des participants ;
  • partager une perception globale, une vision des causes et les remèdes envisagés par rapport à cette crise manifestée par les « Gilets Jaunes ».

Réactions des participants suite aux synthèses des groupes

Suite à la lecture des rapporteurs, les participants de la table ronde ont réagi en listant d’une part les causes citées et d’autre part les solutions proposées.

Ce qui caractérise cette crise est une espèce de doute radical dans la capacité de nos institutions, et en particulier de nos élus, à procurer à tous un avenir optimiste qui pour l’instant semble bouché. Une réflexion échappe au cadre habituel : des hommes en jaune se déplacent en dehors de toute structure, sur des ronds-points, en dehors des villes et des syndicats.

Il est essentiel de tirer quelque chose de bénéfique de cette crise, d’accepter de se laisser transformer car ce qui se joue dans cette perte de lien nous concerne tous.

Il est essentiel de comprendre qu’il se vit ici un effritement des réseaux d’appartenance.

 

1. LES CAUSES

Contexte de cette crise

Ce mouvement émerge à un moment où le sentiment d’être méprisé arrive à un point culminant.

  • Pourquoi, comment, des personnes très attachées à l’Etat contestent l’augmentation des taxes et des impôts ?
  • Des personnes qui ont une économie morale très forte ont retrouvé leur fierté dans le mouvement des Gilets Jaunes en assumant de ne pas pouvoir boucler leurs fins de mois.

Emergence d’un mécontentement qui couvait depuis longtemps. Elle est le fruit de nombreuses années d’incertitude, la manifestation d’un sentiment d’exclusion et d’inégalité et, au-delà, une réalité.

Il signifie aussi la conséquence de la montée du chômage, de l’endettement, de l’addiction consumériste qui précarise les petits et du déficit d’idéal.

Il faut ajouter que l’avenir des jeunes est préoccupant.

Les éléments déclencheurs sont identifiés comme étant

  • la hausse du prix de l’essence,
  • la réduction de la vitesse sur les routes à 80km/h,
  • et la suppression de l’ISF.

1. Une crise sociale

On observe une crise de la solidarité dans la société.

Une société qui a développé un système engendrant des riches et des pauvres.

Une société qui conduit vers l’individualisation, l’anonymat, l’invisibilité. Il manque des espaces de parole. Un fossé se creuse entre Province et Parisiens. On a mis de côté les plus démunis. La gratuité n’existe plus, tout se monnaye. A-t-on encore le désir d’aller rencontrer le voisin ? Une société où l’on constate le déficit du bénévolat et de l’écoute.

On (les médias, politiques, etc.) ne parle pas des Invisibles. La parole est un moyen indispensable pour trouver sa place dans la société. Parole à redonner à tous sans négliger la nécessité de règles et de lois.

Il y a un besoin de lien, un désir de justice sociale grandissant, un décrochement social manifeste.

Il faut souligner que les professions du soin sont actuellement disqualifiées : celui qui construit est fort, celui qui prend soin est disqualifié.

Le sens du travail : redonner de la dignité, du sens et la possibilité de vivre de son travail. Une population a peur pour ses enfants, négligée par les politiques successives, qui ne vit plus de son travail. Tant qu’elle pouvait conserver une vie digne, même si elle avait honte de ne pas finir ses fins de mois, elle n’élevait pas la voix.

Au sein du mouvement des “Gilets Jaunes”, les personnes se sont reconnues dans une même situation et, nombreuses, elles n’ont plus eu honte de crier leurs difficultés. Il faut redonner de la dignité et du sens à ces personnes en leur donnant la possibilité de vivre de leur travail en France. Cette question rejoint celle du logement et de la mobilité : il y a peu de mobilité sociale.

Influence du numérique et des médias. Avec le numérique, le rapport au temps a changé et accentué le pouvoir du “je” : on veut tout et tout de suite (mon désir, ma consommation), sans laisser le temps à la réflexion, sans qu’il n’y ait la possibilité d’une modération et donc sans compromis.

A cela, il faut ajouter la poussée du consumérisme. Le monde de la publicité promeut une consommation excessive. N’est-ce pas la conséquence de l’industrialisation massive ?

2. Une crise politique

Le style du Président et les maladresses des élus.

Une cause importante est la déconnexion entre les situations et le pouvoir public. Le pouvoir est souvent vécu comment étant disqualifiant car il est détenu par une élite, au mépris d’une large partie de notre société. Un “faire ensemble” est indispensable pour avancer.

Il apparaît des doutes et des manques de confiance dans les institutions, un décalage dans les discours entre les Locaux et l’élite décisionnaire parisienne, entre ceux qui vivent la réalité et ceux qui décident. Sentiment de beaucoup de mépris dans les échanges.

  1. Le modèle entrepreneurial a généré du mépris : à force de valoriser l’entreprenariat, la culpabilisation du plus pauvre est trop forte.
  2. Il y a le mépris aussi des personnes face aux décisions prises ; un clivage entre les gagnants et les perdants.
  3. Il y a un sentiment d’impuissance et d’injustice politique. On subit la mondialisation, les échecs des politiques promises, les effondrements imprévisibles (banques qui tombent, crise financière, catastrophes écologiques brutales).
  4. Les politiques apparaissent comme impuissants et inutiles.
  5. Il faut aussi parler de la méritocratie : il y a une « dystopie » (par opposition à l’utopie) car ce cauchemar est devenu réalité. Violence de cette méritocratie qui rend responsable celui qui ne réussit pas. Point de rupture avec le discours de la réussite.

3. Une crise des piliers de la société (éducation, santé, justice, culture…)

La culture est encore réservée à une certaine élite.

Un système éducatif à revoir. Il faut revivifier le corps enseignant, développer à l’école l’instruction civique, le respect de l’autre. Aujourd’hui, le système scolaire accroit les inégalités alors qu’il devrait être un moyen pour donner ses chances à tout le monde. Le taux d’illettrisme, 3 à 4 % de la population, trop important, assigne des personnes à un statut à vie définitif.

L’école ne favorise plus l’égalité des chances : le déficit de la formation n’est donc plus vecteur de mobilité sociale.

4. Les impôts

Cette société est en colère face à l’accroissement des impôts et à la montée des inégalités. Cela est principalement lié à la stagnation du pouvoir d’achat, aux écarts de revenus et à l’exaspération devant des impôts de plus en plus perçus comme illégitimes pour ceux qui les voient augmenter sans en voir l’usage (disparition des services dans leur ville – la poste, l’hôpital, l’école, mais aussi les commerces de proximité, etc.).

La dernière taxe sur le carburant a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

La suppression de l’ISF a des conséquences sur le monde associatif. Les successions sont facteur d’inégalités. Cela entraîne une fracture territoriale.

5. Une crise des valeurs

On constate la perte de la foi qui protégeait les cycles culturaux, perte d’une foi commune vécue comme un appauvrissement général.

Un manque de confiance à l’égard de la jeunesse qui doit faire ses preuves et un manque de confiance à l’égard de toutes les institutions. À quoi, à qui raccrocher sa confiance ? Il n’y a plus d’autorité et un problème de sens : l’idéologie du progrès a disparu car aujourd’hui on pense que demain sera moins bon qu’aujourd’hui. Notre société n’a plus de foi en rien, plus de repères, que de la crainte.

Analogie avec la crise climatique : dans les conclusions des Cop 21 et Cop 25, les droits humains n’apparaissent pas. Et puis l’épuisement des ressources de la terre conduit vers un basculement dramatique dont la prise de conscience créée un climat d’anxiété.

2. LES SOLUTIONS

Ces causes ont fait émerger quatre questions qu’il convient de poser pour envisager des solutions qui construisent un avenir :

  • Comment sortir de cette crise par le haut ?
  • Comment retrouver une direction qui n’est donnée ni par les hommes politiques, ni par l’Europe ?
  • Qu’est-ce que débattre en envisageant une progression sans valider toutes les propositions ?
  • Comment inventer des modèles pour vivre dignement ? »

Mais l’enjeu essentiel est de redonner confiance.

Nous avons regroupé les différentes propositions entendues au cours de la Table Ronde selon les quatre thèmes du Grand Débat National :

  1. Démocratie et Citoyenneté
  2. Fiscalité et dépenses publiques
  3. Organisation de l’Etat et des services publics
  4. Transition écologique

 1. Démocratie et citoyenneté

Les pertes de liens nous concernent tous. Il faut sortir d’une société du consumérisme et de l’individualisme pour construire une société nouvelle.

On a souligné la place de quelques acteurs de cette société qu’il fallait nécessairement prendre en compte :

  • La Famille. Prendre soin des familles et de ce qui s’y vit.
  • Place des Jeunes. Valorisation de l’implication des jeunes dans la vie citoyenne. Nécessité de creuser le dialogue entre politiques et jeunes.
  • Rôle des Seniors. Richesse de la transmission : rendre accessible l’expérience des anciens.

Construire une société à partir du plus faible

Valoriser la solidarité qui existe ici et là ; recréer le lien social et interroger dès que notre bien-être personnel vient menacer le bien de l’autre. Il faut développer l’esprit du “Premier de Cordée” qui a pour mission que le dernier, le moins fort arrive jusqu’au bout ; les plus forts doivent tirer les derniers.

Les participants interpellent sur une réflexion à mener en église sur le sens de la réussite.

Construire une société à partir de celui qui nous est étranger (les migrants depuis de longues années) :

  • Acceptation de notre culture commune et celle des autres.
  • Apprendre les langues.
  • Rouvrir les maisons de la culture.
  • Il y aussi la « France qui s’ennuie » : aller à la rencontre de nos semblables en tant que personnes qui portent des réalités sociales, professionnelles, culturelles, intellectuelles très différentes.

Construire une société avec et pour tous.

Création d’espaces, de lieux conviviaux pour le dialogue social qui permettra également de créer et porter des solutions ensemble.

  • Décrypter ensemble les textes.
  • Les réunions de quartiers, les associations.
  • Priorité des actions de proximité.
  • Profiter des technologies pour être ensemble.
  • Trouver des lieux de paroles.
  • Reconnaitre la dignité de l’autre et de ses droits.
  • Privilégier les corps intermédiaires pour renforcer les liens existants (ex. fête des voisins).

Place de l’Europe. Elections européennes : clarifier les programmes de l’Europe, pour aller dans quelle direction ? Priorité à donner à l’amélioration de l’éducation.

Construire une société en puisant dans nos valeurs chrétiennes.

Il faut réapprendre l’écoute avec le cœur et non pas seulement avec la tête. Il ne faut pas s’arrêter au niveau des idées et des opinions car elles changent tout le temps au gré des influences. La question qui se pose à nous est la survie de l’humanité. Beaucoup de personnes n’ont plus la foi. Le diable nous a atteints dans sa capacité à faire de nous des riches et des pauvres. Il faut fédérer des lieux de rassemblements avec tous – car nous sommes tous concernés -, pour revenir à l’enfantement de ce que nous pouvons faire.

Faire avec ses talents. Il faut aussi sortir de l’éloge de la méritocratie qui valorise l’individu qui réussit et par conséquent rend celui qui ne réussit pas responsable de son sort. Il faut engager une bataille culturelle contre le discours où seul les rapports de force existent et où le plus fort décide. À l’instar de la parabole des talents où la question est : “qu’as-tu fait de tes talents ?”, il faut que celui qui réussit se sente redevable de tous ceux qui ont contribué à son succès. Il faut ainsi inviter la société à une conversion, celle de mettre ses talents d’entrepreneur au service de la collectivité.

Nos paroisses doivent être des lieux de (re)création de liens et de confiance, d’évangélisation de la foi, où la responsabilité du chrétien consommateur est réveillée (qu’est-ce que je peux apporter à ma paroisse, à mes amis, à mes voisins ?). Il nous faut lire (et faire lire) les propositions du pape François puis se concentrer sur des choses concrètes et commencer à agir.

 

Adopter un nouveau regard sur notre monde en changeant le rôle des médias

  • Redire tout le positif de notre pays.
  • Écouter les personnes qui savent donner du sens.
  • Discerner les fake news.
  • Reconnaitre, valoriser et soutenir la vigueur du tissu associatif.
  • Savoir s’émerveiller de la gratuité.
  • Aider par des exemples (l’Europe du nord ?) notre société à adopter une vie plus sobre et cesser de véhiculer le leurre d’une société de consommation qui conduirait au bonheur.

2. Fiscalité et dépenses publiques

Faire de l’argent et du travail des moyens qui redonnent tout leur sens à la solidarité. Humaniser l’économie en tenant compte des plus fragiles.

  • L’impôt est une taxe distributive ; il faut que tout le monde participe à la fiscalité des dépenses publiques et sache en retour ce qui en est fait. La redistribution est importante, il faut lui donner de la visibilité et de l’efficacité. Il faut des mesures symboliques : demander davantage à ceux qui ont des revenus très supérieurs et créer une tranche supérieure pour que les plus riches fassent un signe de solidarité. Question aussi des successions.
  • Il faut simplifier les aides de l’état aux citoyens.
  • Il faut introduire une plus grande différenciation sur les taux TVA.
  • Il faut revoir la rémunération des députés.
  • Le partage du travail à examiner ainsi que les écarts de salaires.
  • Mettre fin au statut de fonctionnaire en CDI pour les nouveaux embauchés ? Il faut revaloriser le rôle des syndicats.

3. Organisation de l’Etat et des services publics

Reconstruire une politique à la recherche du bien commun, par “le bas” où l’on se parle et où les solutions à inventer sont locales.

  • Soumettre chaque décision politique au tamis de trois questions :
  1. à quelle fin vivre ensemble ?
  2. dans quel collectif vivre ensemble ?
  3. dans quelle limite planétaire ?
  • Revoir certains moyens d’expression : rendre le vote obligatoire et comptabiliser le nombre de votes blancs en annulant l’élection si ces derniers étaient majoritaires au second tour.
  • Prendre des décisions au plus près des personnes et les y associer. Créer des espaces qui développent la démocratie participative et locale (user du référendum). Responsabiliser les acteurs locaux. Simplifier le mille-feuille administratif en réduisant le nombre de communes et en retrouvant la simplicité dans les lois.
  • Renforcer le pouvoir de certaines instances : la Cour des comptes et le Parlement ; rendre ce dernier plus représentatif de la diversité des opinions en intégrant toute la diversité des milieux sociaux. Et pourquoi pas revaloriser le travail des femmes de ménage à l’assemblée nationale ?
  • Expliquer les changements et ne pas se contenter de faire de la communication. Publier des programmes électoraux avec leurs orientations, leur sens.
  • Poser des exigences aux responsables politiques : plus de transparence et un contrôle de leur présence aux réunions, etc. Supprimer l’article 49-3.
  • Améliorer le maillage du pays. Développer le principe de subsidiarité. Agir au niveau mondial et européen et ne pas cautionner l’idée de l’impuissance du gouvernement.
  • Adopter le modèle synodal pour notre vie politique, où l’élite mondiale ne s’en sort pas au dépend des plus pauvres.
  • S’intéresser davantage aux jeunes mais non pas dans la perspective d’en faire des milliardaires…
  • Prendre soin du système éducatif. Augmenter le revenu des enseignants qui vont en ZEP – amélioration de la formation des plus jeunes.
  • Il faut enfin redonner confiance et progresser dans le dialogue social, notamment en travaillant sur la question du “comment accepter que tout ce qu’on demande n’est pas fait ?” Si des solutions sont trouvées, elles ne répondront pas à tout.

4. La transition écologique

Profiter de la transition écologique et planétaire pour inventer un nouveau modèle.

Veiller à notre terre et entrer dans une sauvegarde de la planète qui passe par la sobriété heureuse. Comment contemple-t-on aujourd’hui la nature ? Comment se satisfait-on de choses plus simples ? Comment l’élite accepte de ne pas tout avoir ? Les plus riches consomment beaucoup plus les gaz à effet de serre. S’appuyer sur le texte du pape François, Laudato Si, et proposer de le commenter dans nos paroisses.

  • Profiter de ces questions pour mobiliser les jeunes à la politique.
  • Taxer les fruits et légumes hors saison.
  • Afficher l’empreinte carbone sur tous les produits.
  • Penser à la doctrine sociale de l’église.
  • Importance de l’Europe, vecteur d’espoir.
  • Mettre vraiment en œuvre le traité pour le climat, pour une qualité de vie et de vivre ensemble.

CONCLUSION – LES RAISONS D’ESPERER

La crise peut permettre un déclic… La colère est féconde si on la reconnait et si on construit à partir d’elle.

Il s’agit de rechercher et retrouver un lien rompu, de trouver des moyens de vivre et d’agir qui donnent du sens.

Il y a un double déplacement à réaliser : une conversion pour notre société et une conversion personnelle.

  1. Une conversion pour notre société. Les Institutions.
  • Revalorisation de l’échelon local.
  • Comment lâcher du lest ?
  • Accepter de ne pas tout avoir, de perdre en confort.
  1. Une conversion personnelle.
  • Il faut réapprendre à faire communauté et ne pas rester enfermé sur soi-même.
  • Un fruit de la crise que nous vivons, est peut être de faire découvrir aux élites la sobriété heureuse.
  • C’est aussi une invitation à davantage travailler sur nous-même, sur le savoir-être (écoute, empathie, comprendre, réfléchir, tous ces discours issus du pape François) ; travailler sur notre esprit, l’intelligence du cœur et ne pas avoir tout de suite raison.
  • Nous avons des talents issus de nos expériences. Comment mettre ces expériences à la portée de tous ? Comment mieux transmettre, et autrement que par les livres ?

Les générations précédentes ont su trouver des solutions, pourquoi pas nous ?

Ne pas conclure, garder le sujet ouvert !